Loi sur la sécurité publique à Dubaï : entrée en vigueur
Son Altesse Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Vice-Président des Émirats Arabes Unis, Premier Ministre et Gouverneur de Dubaï, a approuvé le 27 février 2026 la Loi sur la sécurité publique à Dubaï n° (2) de l'année 2026, qui entrera en vigueur le 1er juin 2026. Cette loi établit un cadre législatif complet visant à protéger les vies et les biens et à garantir les normes de sécurité les plus élevées dans tous les lieux publics, les sites de divertissement, les événements et les bâtiments de l'émirat.
La Loi sur la sécurité publique à Dubaï n° (2) de l'année 2026 entre en vigueur le 1er juin 2026
Cette loi remplace l'arrêté local n° (11) de l'année 2003 relatif à la santé publique et à la sécurité de la communauté, élargissant le champ d'application de la législation pour couvrir tous les aspects de la sécurité dans les espaces publics et privés, en phase avec les grandes transformations qu'a connues l'émirat de Dubaï en matière de croissance urbaine et d'activités touristiques et de divertissement.
Les dispositions de la loi s'appliquent de manière exhaustive aux lieux publics, aux sites de divertissement, aux événements et aux bâtiments de l'émirat, et s'étendent explicitement pour inclure les zones de développement spéciales et les zones franches, y compris le Centre financier international de Dubaï (DIFC). Les lieux soumis à la loi comprennent les parcs publics, les terrains de jeux, les marchés commerciaux, les restaurants, les établissements hôteliers, les plages et les piscines communes, ainsi que les cinémas, théâtres, parcs d'attractions, salles de sport et résidences privées.
Obligation pour les propriétaires de villas privées d'obtenir l'approbation de l'Autorité de l'environnement, de la santé et de la sécurité avant de construire des piscines
Obligation d'installer des dispositifs de détection d'incendie dans les habitations et de les raccorder au système de liaison électronique de protection
Obligation pour les propriétaires de lieux publics et de sites de divertissement de préparer des études d'évaluation des risques et des plans d'urgence complets
Désignation obligatoire de superviseurs de sécurité publique certifiés dans les bâtiments et lieux soumis à la loi
Autorisation d'utiliser des drones et des applications intelligentes dans les opérations de surveillance et d'inspection
Le contrevenant est tenu de remédier aux causes de l'infraction et d'en supporter les frais, majorés de 25 % à titre de frais administratifs en cas d'intervention de la municipalité
Les missions de supervision et de contrôle de l'application de la loi ont été confiées à l'Institut de l'environnement, de la santé et de la sécurité de la Municipalité de Dubaï, en coordination avec les autorités compétentes. L'Institut est chargé de délivrer les autorisations pour les sites de divertissement et les événements, de vérifier la conformité aux exigences de sécurité, d'enquêter sur les accidents et de créer une base de données sur leurs causes, ainsi que de superviser la qualification et l'accréditation des superviseurs de sécurité publique. La loi a également conféré aux agents de la municipalité la qualité d'officiers de police judiciaire pour constater les infractions.
L'article 19 de la loi définit un système gradué de sanctions administratives, avec des amendes allant de cinq cents dirhams au minimum à un million de dirhams au maximum. En cas de récidive dans l'année suivant l'infraction précédente, le montant de l'amende est doublé, sans pouvoir dépasser deux millions de dirhams. Un tableau détaillé des actes constitutifs d'infraction et des amendes correspondantes sera établi par décision du Président du Conseil exécutif.
La loi garantit à toute personne intéressée le droit de contester par écrit les décisions, procédures et mesures prises à son égard, dans un délai de dix jours ouvrables à compter de la date de notification. La contestation est examinée dans un délai de trente jours par une commission compétente, dont la décision est définitive.
La loi accorde aux personnes soumises à ses dispositions un délai de deux ans à compter de son entrée en vigueur le 1er juin 2026 pour se conformer à ses exigences — soit jusqu'au 1er juin 2028 — avec la possibilité de proroger ce délai pour une durée équivalente par décision du Président du Conseil exécutif dans les cas qui le justifient.