Dubaï Régule Le Logement Partagé Avec Une Nouvelle Loi Qui Entrera En Vigueur En Septembre 2026

Réglementation de l'habitat partagé à Dubaï

Réglementation de l'habitat partagé à Dubaï

Dubaï réglemente l'habitat partagé par une nouvelle loi
Entrée en vigueur en septembre 2026

L'Émirat de Dubaï a émis la loi n° (4) de 2026 concernant la réglementation de l'occupation et de la gestion de l'habitat partagé, dans le but de développer le cadre réglementaire de ce type de logement, d'améliorer la qualité de vie, de protéger les droits des propriétaires et des résidents, et de réduire le phénomène de surpopulation et d'utilisation non réglementée des unités immobilières.

Il est prévu que les dispositions de la loi entrent en vigueur en septembre 2026, établissant un système complet qui régule les catégories d'habitat partagé et les types d'unités immobilières qui lui sont destinées, tout en définissant les obligations des bailleurs et des résidents ainsi que les sanctions liées aux violations.


Six catégories d'habitat partagé

La loi a défini les catégories autorisées à résider dans le cadre de l'habitat partagé, notamment : les familles, les hommes seuls, les femmes seules, les étudiants dans les logements liés aux établissements d'enseignement, les employés des administrations publiques, et les travailleurs des entreprises privées. La loi a également donné à la municipalité de Dubaï le pouvoir de modifier ces catégories ou d'en ajouter de nouvelles en coordination avec les autorités compétentes.


Types d'unités immobilières concernées

La loi couvre six types d'unités immobilières pouvant être affectées à l'habitat partagé : appartements résidentiels, maisons individuelles, complexes résidentiels, bâtiments à usage mixte, maisons mitoyennes, et immeubles de plusieurs étages. La municipalité de Dubaï a le pouvoir d'ajouter d'autres types ou de les modifier selon les exigences de l'urbanisme.


Obligations des bailleurs

La loi impose un large éventail d'obligations aux bailleurs et aux opérateurs d'habitat partagé, parmi lesquelles :

  • le respect du nombre maximum autorisé de résidents.
  • la conclusion de contrats de location et leur enregistrement auprès des autorités compétentes.
  • le maintien de la sécurité du logement et le respect des exigences techniques et sanitaires.
  • la fourniture des services de base et l'élaboration d'un guide des droits et obligations des résidents.
  • signaler toute violation ou dépassement à l'intérieur du logement.

La loi interdit également d'apporter des modifications, des divisions ou des changements d'utilisation du logement sans obtenir les licences et approbations nécessaires.


obligations des résidents

En contrepartie, la loi oblige les résidents à respecter les exigences de santé et de sécurité publique, à maintenir le bien immobilier, à ne pas l'utiliser à d'autres fins que l'habitation ou l'exercice d'activités économiques à l'intérieur, et leur interdit de sous-louer, tout en permettant au bailleur d'entrer pour vérifier le respect continu des exigences établies.


amendes allant jusqu'à un million de dirhams

la violationl'amende
une seule violationde 500 à 500 000 dirhams
répétition de la violation dans l'annéedoublement de l'amende avec un maximum de 1 000 000 dirhams

La loi permet également aux autorités compétentes de prendre des mesures supplémentaires contre les contrevenants, y compris l'arrêt de l'activité, l'annulation des permis et licences commerciaux, la coupure des services, allant jusqu'à l'expulsion du logement par décision du juge d'exécution dans les cas qui l'exigent.


délai pour régulariser la situation

La municipalité de Dubaï a appelé les propriétaires de biens immobiliers et d'établissements exerçant une activité de logement partagé avant l'entrée en vigueur de la loi à régulariser leur situation dans un délai d'un an à compter de la date d'entrée en vigueur de ses dispositions, avec la possibilité de prolonger ce délai une fois par décision du directeur général de la municipalité si nécessaire.

La loi reflète l'orientation de Dubaï vers le renforcement de la régulation immobilière et l'amélioration de la qualité du logement partagé, tout en réalisant un équilibre entre les besoins du marché et les exigences de sécurité, de sûreté et de stabilité communautaire, et en préservant l'apparence urbaine de l'émirat.